À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, les femmes du Syndicat Actions ont organisé une conférence-débat autour du thème : « Internet n’est pas une zone de non-droit : justice pour les femmes victimes de cyberharcèlement ».

Au cours des échanges, les intervenants ont mis en lumière les nombreuses formes de violences numériques auxquelles les femmes sont exposées, ainsi que leurs conséquences psychologiques, sociales et familiales.

La vice-présidente du Syndicat Actions, Yvette Kitenge, a insisté sur l’importance de sensibiliser les femmes aux dangers des réseaux sociaux et de renforcer leurs outils de protection en ligne.
Les violences se sont tellement amplifiées, aujourd’hui nous ne sommes réunis vraiment pour essayer comment éradiquer ce fléau qui est la cyberviolence. Les violences basées sur les femmes ont pris une ampleur parce que nous avons constaté qu’il y a l’impunité, il n’y a pas de réglementation technologique ou en matière technologique. Bien sûr qu’il y a des lois, mais il n’y a pas de suivi. Nous en tant que femmes, nous sommes plus victimes parce qu’on a constaté que sur trois femmes, il y a une femme qui a été déjà violentée. Dans n’importe quel cas, il y a plusieurs sortes de violence.
De son côté, Michel Diumu, autorité morale du syndicat, a salué cette initiative qui contribue à combattre un phénomène en pleine expansion.
Honnêtement, j’ai beaucoup apprécié. j’ai compris qu’il faut pérenniser l’initiative. Parce que, vous savez, nous avons 53% environ de femmes dans ce pays. Et l’Internet est en train de basculer la société entière. Il faut qu’on se donne de codes pour que la numérisation de la société ne détruise pas le social. Je crois que l’initiative est bonne. Nous devons continuer.
Cette rencontre a permis aux participantes, notamment les mères, de mieux comprendre les risques liés au cyberespace et de mesurer l’ampleur des violences auxquelles leurs filles peuvent être exposées.


